Vernissage le 6 mai à 19 h, Jardins de l’Institut du lundi au samedi de 9h à 22h
Hervé Youmbi/Ces totems qui hantent la mémoire des fils de Mamadou
À l’occasion de cette biennale, l’Institut français
a souhaité inviter des collectifs d’artistes qui
développent des axes d’échanges artistiques
et humains entre la France et l’Afrique, mais
aussi entre pays africains. Dans ce cadre,
sparck (Space for Panafrican Research Creation
and Knowledge) présente une installation de
l’artiste camerounais Hervé Youmbi.
L’installation d’Hervé Youmbi est une illustration
et une critique du charme exercé par les
cathédrales de l’art sur les artistes originaires
des pays en développement, trop souvent
dépourvus d’infrastructures artistiques viables.
L’oeuvre met en exergue des clichés étroitement
liés au marché de l’art : clichés qui font
des pays riches de véritables paradis dans
l’imaginaire des artistes.
L’installation est
aussi un appel direct, engagé, aux artistes
africains à oeuvrer pour la création d’instances
de validation capables de faire dialoguer
efficacement leur création avec le monde de la
production artistique. Pour qu’elle cesse d’être
perçue comme périphérique et, en conséquence,
d’être régie par un quelconque centre,
qu’il soit économique, politique ou culturel.
SPARCK (Space for Panafrican Research Creation and Knowledge)
Affilié à l’Africa Centre, une ong basée en
Afrique du Sud, sparck est un programme
multi-disciplinaire et multi-centré axé sur
la collaboration entre artistes et activistes à
travers l’Afrique et ses diasporas.
Il se décline
dans un vaste champ expressif qui englobe
et métisse résidences d’artistes, installations,
expositions, performances, projections, installations
multimédias, workshops, colloques et
publications qui se veulent des espaces d’expérimentation,
de réflexion et de mobilisation.






