En Afrique, il y a un âge pour prendre la parole.
Un âge pour dire les mots qui portent, et aussi ceux qui
grondent, ceux qui adoucissent, ceux qui hurlent, ceux qui
pleurent, ceux qui apaisent. Ceux qui enragent…
Germaine Acogny danse sur tous les continents depuis
plus de 35 ans. L’Afrique, elle l’a toujours dansée, sans
parole. Et puis l’âge est venu de parler, de mettre des
mots sur ce qui danse en elle depuis qu’elle est vivante.
De prendre les mots pour les danser, les siens et ceux
des autres. Depuis longtemps, Germaine Acogny cherchait
comment répliquer à ceux qui parlent de l’Afrique à tort et
à travers. Elle a décidé de recourir à une coutume vivante
de l’Afrique de l’Ouest, « la parenté plaisanterie » qui permet
de se moquer de soi-même sans épargner les autres.
Une manière de distancer son propos et garder l’humour.
Songook Yaakaar, qui signifie Affronter l’espoir en
langue wolof, est ce message adressé à travers
les gestes de sa danse, les mots, la vidéo.
Germaine Acogny & Pierre Doussaint : chorégraphie
Fabrice Bouillon-LaForest : musique
Fred Koenig : création vidéo
Bernard Mounier : texte
Angélique Dielhou : costumes
Horst Mühlberger : Création lumières
Germaine Acogny a créé et dirige l’école
des Sables à Toubab Dialaw, lieu de
rencontre et de formation pour danseurs
d’Afrique et du monde entier où elle
enseigne sa propre technique de Danse
Africaine Moderne. Directrice artistique de
la Cie Jant-Bi, elle est considérée comme la
mère de la danse africaine contemporaine.






